Si je n’avais plus qu’une heure à vivre, Roger-Pol Droit

Image

 

Ecrivain-philosophe, Roger-Pol Droit, à peine le titre survolé, soulève une question essentielle sur le sens de nos vies et sur la relativité de nos soucis face à l’imminence de la mort.
C’est plongée dans une intense réflexion personnelle que j’ai soulevé le voile et pénétré dans l’univers intimiste de ce qui semble être la dernière heure de vie de l’auteur …

Plaisant de par la qualité du langage, la beauté des mots choisis alignés avec soin, j’ai été déroutée par l’absence de ponctuation. Seule pause admise, la virgule, comme autant de souffles entre les idées éparses ici livrées.
Il m’a fallu un moment pour m’y faire, cherchant fébrilement les points, séparation, paragraphes … Illusions qui m’amènent enfin à comprendre la mise en scène :
Nul ne sait quand arrive la fin, chaque moment compte, les pensées s’enchaînent, s’enchevètrent en une suite aussi logique qu’éparpillées, sans vraiment pouvoir maîtriser leur flux. Comprendre, refléter ces idées sur ma propre expérience de vie, guidée par les jalons posés par l’auteur qui aborde différents thèmes de la vie, certains passages font échos en moi, me percutent, raisonnent et sonnent comme une alarme, que ferais-je si ma vie devait s’éteindre dans 3600 petites secondes ?

L’exercice est manié avec talent, j’ai apprécié les références à différents philosophes ainsi que les passages cités, qui non seulement servent le texte avec brio mais permettent aussi de pousser la réflexion au delà des propos personnels de l’auteur.

Il est évident que « si je n’avais plus qu’une heure à vivre » n’est pas un ouvrage que l’on referme et oublie, il est un recueil de pistes, de réflexions, sur l’essentiel de notre vivant, de la manière dont nous voyons les choses et de notre volonté d’y évoluer dans la perspective que tôt ou tard, cette présence terrestre aura une fin et qu’on ne sait jamais quand sera posé le point final de nos existences …

Je remercie Babelio, pour avoir réalisé mon souhait de voir cet auteur au sein de ma bibliothèque, Roger-Pol Droit pour la qualité de son travail ainsi que les éditions Odile Jacob pour la générosité de cet envoi.

Si vous le souhaitez, une vidéo de présentation de l’auteur est disponible ICI.

 

Publicités

3 commentaires sur “Si je n’avais plus qu’une heure à vivre, Roger-Pol Droit

Ajouter un commentaire

  1. (re)bonjour

    Encore un très beau retour sur un livre (pas lu) au sujet grave. Un peu surpris car je pensais que les travaux de ce philosophe étaient plutôt orient-thés (oui pardonnez moi… un peu facile…) ou moins spécialisé dans la pensée « autrement ».

    Peut-être que le propos de l’auteur n’est pas dans cet esprit, mais cette interrogation, que faire une heure avant le clap de fin, est typiquement contemporaine et occidentale. Cette volonté à domestiquer le temps, vouloir remplir toujours plus avec un chausse pied, le temps qui passe, vanité vanité. Ma sensibilité serait plutôt qu’il faut vivre chaque heure comme si c’était la dernière, enfin sans être en mode panique, au contraire.

    Je suis aussi assez sourcilleux avec ces problèmes de mises en page. Je me souviens d’un livre, reçu via la filière masse critique babelio d’Auguste Comte Sponville, avec des brochettes de citations à chaque page. Le souci est que ces citations étaient souvent fort longues et surtout littéralement noyées dans le corps du texte, sans marque distinctive, sans retrait ou autre. Régulièrement, le lecteur, même très concentré, ne sait plus qui parle.

    Amicalement

    z

    J'aime

      1. Pour Roger Paul Droit il s’agit de « Philosophies d’ailleurs (sous la direction de Roger-Pol Droit), volume 1 : Les pensées indiennes, chinoises et tibétaines, volume 2 : Les pensées hébraïques, arabes, persanes et égyptiennes, Hermann, coll. « Hermann Philosophie », 2009 ».
        J’avais reçu une offre promotionnelle avant sa sortie, je regrette aujourd’hui de ne pas avoir donner suite. .

        Pour André (et non pas Auguste !!!) Comte Sponville il s’agit « Du tragique au matérialisme 26 études.. » (PUF).
        Pas un super souvenir, j’avais des soucis de santé, impossible d’écrire plus de dix mns et de lire longtemps ce genre d’essais ; l’équipe de babelio me harcelait pour que je sorte ma contribution écrite. J’ai lu jusqu’au bout le pavé et rédigé ma contribution, (avec beaucoup de retard mais une vraie contribution pas le recopiage de la quatrième de couverture comme certains) Pas très sympa sur ce coup là babelio..Enfin pas très grave

        J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :