Histoires courtes pour s’endormir, Nicole Caplain

Me voici de retour avec un petit livre d’histoires pour les enfants. Malheureusement, j’ai appris le décès de Nicole Caplain ces derniers jours en préparant la chronique. Je présente mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.

Dans ces circonstances, il serait mal venu de me faire juge de son oeuvre, en positif et en négatif.

Je ne rédigerai donc pas de critique mais par cet article.

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Histoires pour s’endormir est paru aux éditions Société des écrivains.

Toujours moins, Nadia Bouzid

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Toujours moins, le nouvel ouvrage de Nadia Bouzid, est composé de trois nouvelles.
Fidèle à sa promesse, il se lit très vite, l’auteure va a l’essentiel.

Ici, pas de fioritures ni d’adjectifs inutiles, le livre se veut à la mesure de notre société : vite et bien.
Ne vous fiez pas aux couleurs vives de la couverture, ces trois nouvelles sont un voyage noir au pays du contemporain, avec ses dérives, ses réalités qui bien souvent sont loin d’être idylliques.

Mon ressenti après cette rapide lecture est une réflexion, intense, sur la manière dont nous menons nos vies, et nos priorités. Le regard de Nadia Bouzid permet de mettre en lumière certaines scènes, surement bien trop nombreuses, du quotidien de cette société moderne.
Je m’attendais à un bon moment de lecture, seule assise au soleil, et bien j’ai pris ma claque !

Il s’agit donc d’un très bon ouvrage, claquant de réalisme et qui ouvre à la réflexion et que j’ai apprécié pour le coté bref et sans détours. l’auteure sait choisir les mots qui touchent, sans y apporter de surplus mélo dramatique, l’information se suffisant à elle même.

Toujours moins est paru aux éditions Rue du départ, dans la collection Voyage Noir.

Comment exister aux côtés d’un génie ? Agnès Boucher

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Mendelssohn,

Schumann,

Mahler

Ces noms vous évoquent forcément quelque chose. Grands compositeurs, mondialement connus, à peine prononcé leur nom que les notes dansent déjà sur la partition.

Ce n’est pourtant pas sous cet angle qu’Agnès Boucher a choisi de composer. Comme le dit l’adage « derrière chaque grand homme se cache une femme… »

L’auteure se sert ici de l’écriture pour mettre la lumière sur ces destinées cachées, bridées, mais non moins talentueuses de Fanny, Clara, Alma, et de toutes celles qui furent sœurs, épouses de personnages célèbres et qui durent, d’être femme, en devenir l’ombre…

A travers leurs différentes personnalités, on décèle la reconnaissance, parfois la résignation ou l’humilité, mais surtout et toujours l’amour. De l’art …

Ce récit, agrémenté de nombreux échanges épistolaires et références, dépeint vraiment l’univers musical mais aussi la condition de la femme, la lutte face aux préjugés et le combat subtil que durent mener ses compagnes, tiraillées entre l’amour de la musique et leurs conditions de vie.

Merci à Agnès Boucher pour m’avoir ouvert les portes de ce monde classique qui m’était jusque là méconnu mais que je découvre avec beaucoup de plaisir.

Comment exister aux cotés d’un génie est paru aux éditions l’Harmattan.

Quelque(s) Part(s), Sarah Penfolds

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Je n’ai pas résisté à vous faire part de mon envie de vous faire partager l’originalité de sa maison d’édition A l’envers. Rappelez-vous, j’avais rédigé un billet de présentation une fois le livre reçu.

La finesse et la beauté de l’illustration dont chaque couverture a été peinte à la main rend la rencontre avec ce livre magique. En vous rendant sur le site des éditions A l’envers, vous découvrirez en vidéo la manière dont ont été créées les couvertures, ainsi que l’estampe, sublime et en édition limitée, du tirage de tête.

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« Etrangement, lorsqu’on arrive au but que l’on s’est bien souvent imposé, le but n’a plus de sens. La seule chose qui importait était le chemin. »

Dans ce roman-essai, Sarah Penfolds semble devoir écrire pour faire vivre ses amours. Inventés? Fantasmés? Vécus? Rompus? Ses amants se meuvent sous sa plume, elle en a le contrôle, écrire c’est les faire exister.

« j’ai envie d’écrire parce que c’est un besoin de création. Certains veulent des enfants, d’autres ont besoin d’écrire. alors je continue… »

Le sentiment qui me reste après ma lecture … un roman-essai ne se prête pas à la critique, car sa pensée et sa construction sont personnels. J’ai aimé, car certains faits ont en moi eu un écho. Je me suis retrouvée dans certains mécanismes, parfois aussi je me suis perdue, tout comme l’auteure qui nous fait partager le fil conducteur de ses pensées, quand celles-ci s’égarent.

Sarah Penfolds est d’un grand talent dans l’écriture, un joyaux dans l’écrin de papier des Editions A l’envers.

Une larme de rhum dans le thé, Yolaine von Barczy

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S’éteint-on forcément avec l’âge ? Rien n’est moins sûr. À condition de savoir parfois faire resurgir le croustillant du passé.

Les vieilles dames de ces nouvelles ont toutes délicieusement flirté avec les limites. C’est ce qui les rend si lumineuses. Tour à tour malicieuses, courageuses ou amoureuses, elles nous offrent ce qu’elles ont de plus secret et de plus humain : un soupçon d’indignité.

Yolaine von Barczy, 45 ans, est directrice des ressources humaines et passionnée par les rapports humains. Elle a participé à beaucoup de concours de nouvelles dont certaines ont été primées.

Second ouvrage issu de mon récent partenariat avec les Editions Baudelaire, Une larme de rhum dans le thé bouscule un peu les idées préconçues que l’on ne manque jamais de se faire sur les autres.
Dans ces douze nouvelles, l’auteure nous présente, de façon très intimiste, des personnes qui ont parfois eu un lourd secret à porter.

Certaines nouvelles surprennent, d’autres choquent, ou attristent.
Une larme de rhum dans le thé c’est le parcours de vie de gens qui ont, à un moment, flirté avec les limites de l’indigne, de l’impensable.

J’ai aimé ces mises en situation qui selon moi posent un regard sur les a priori, les conclusions que l’on tire souvent très vite, au jugement d’une personne sans connaître son vécu, ses valeurs.

Et si le temps d’une lecture ont vous mettait face à ces préjugés?
Laissez-vous surprendre…

Wonder Mum en a ras la cape, Serena Giuliano Laktaf

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« Mais qu’est ce qui m’a pris de vouloir des enfaaaannnntttssss !!!!!$$* !

Avouez, vous l’avez déjà dit, ou minimum pensé, en découvrant la dernière bêtise de ces chères petites têtes blondes (ou brunes, ou rousses d’ailleurs, pas de jaloux) que sont vos héritiers!

Il y a des jours où on aimerait, non mais … non, bien sûr qu’on ne regrette pas ce merveilleux jour … soit … que celle qui n’a jamais pensé ceci me jette la première couche euh … pierre !

C’est avec un humour tranchant mais surtout super efficace ( des rumeurs disent que le livre serait remboursé par la sécu, si si ) que l’auteure nous emmène dans le monde merveilleux de la maternité moderne.

La mise en page, les polices choisies, j’ai kiffé, j’avoue, je l’ai lu d’une traite.

Franchement, Wonder Mum c’est vraiment une héroïne, et qui en a dans la cape en plus pour oser nous raconter tout ca malgré le contrat signé à la maternité. C’est une rebelle, une vrai, une qui n’a pas peur des représailles de la brigade des nurses ! (oui je suis aussi un petit peu fan de Florence Foresti, mea culpa)

Que vous soyez mère, père, ou pas, ce livre est une pilule de Xanax contre toute forme de morosité. 
Et quand y en a plus ? Il reste le site internet, n’hésitez pas à cliquer ICI de vos petites mains tremblantes pour le découvrir…

Merci aux éditions Baudelaire pour leur confiance et cette découverte qui a égayé ma journée et celle de mes connaissances à qui j’ai présenté le livre.

Message spécial à l’attention de Wonder Mum : continuez à faire des enfants surtout 😉

Laudanum, Virginie Begaudeau

Tic, tac, tic, tac …

C’est aujourd’hui la sortie de Laudanum, de Virginie Begaudeau, paru aux éditions Books on Demand.

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« Ils atteignaient leur objectif, je le sentais, éradiquant la trace de l’insanité qui n’était, en fait, que ton ombre. Je ne prévoyais plus de m’en tirer, tu sais, j’attendais seulement de m’étourdir la nuit tombée. De m’étouffer d’une dose trop belle de laudanum. »

1903, Moïra est mise en exil pour avoir choisi de croire en un rêve censuré. Suite aux troublants événements qui ont accompagné son enfance, elle se retrouve entre les murs de Beauregard, unie à Noé, liée aux mensonges obscurs de son foyer et enchaînée à cet homme venu de nulle part.

Sa rencontre avec Claire Bach, jeune psychiatre en devenir, changera définitivement sa vision du monde, la protégeant des insensés qui l’anéantissent.

Un roman singulièrement aliénant sur le chemin détourné d’une jeune fille qui tente, par tous les moyens, de sauver sa réalité.

Pour le découvrir en images, c’est par ici :

Et pour vous le procurer, c’est par ici !

D’ores et déjà beaucoup de succès à Virginie Bégaudeau pour ce nouvel opus … et à très bientôt pour ma chronique…