Il marche comme le vent, de Christine Ledoux

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Premier roman de Christine Ledoux, Il marche comme le Vent est une saga de 4 tomes dont le premier s’intitule Le guide de Lumière.
Le registre est typiquement fantasy bien que la couverture n’en dévoile pas une miette.
Parlant de couverture justement, la figure dessinée, qui ferait frémir tous les recalés des examens de math, prends tout son sens à la lecture du roman et ce à nombreux point de vue.
La forme, que l’on démystifiera au travers de la première énigme, et ces lignes, reliées entre elles très précisément, tout comme la manière dont l’auteure a ficelé son récit !
L’histoire contée par Christine Ledoux nous permet de suivre les aventures de Solena et Mélaine, 2 jeunes femmes, novices de l’ordre du Dragon, un ordre féminin très puissant.
Respectivement appelée le Sort et la Lame, les deux héroïnes nous feront partager leurs apprentissage, leurs quêtes, leurs combats pour la sauvegarde du « Présent des Anciens ».
Bien sûr l’originalité n’est pas à rechercher sur les bases du récit, où l’on retrouve inévitablement l’apprentissage de jeunes au combat et à la magie. Là ou l’auteure frappe fort, c’est qu’elle réussit le pari de créer des personnages féminins là ou les autres auteurs nous vantent les qualités de héros masculins surpuissants. Elle n’hésite pas non plus à mettre en lumière les manquements et défauts de ses héroïnes, cela les rends plus crédibles.
Les touches d’humour disséminées dans les dialogues entre Mélaine et Solena m’ont aussi amusée, cela participe aussi au dynamisme et à la légèreté du livre.
Les descriptions de personnages sont très bien faites, on en découvre de nouveaux au fil des rencontres de Mélaine et Solena et chaque chapitre apporte son lot de nouveaux protagonistes accessoires.
Cela permet de se les représenter et de bien les ancrer dans l’histoire sans être submergés ou perdus par les informations reçues.La manière de détailler les lieux est aussi très subtile et j’ai vraiment apprécié l’écriture, j’étais toujours transportée dans les différentes scènes avec beaucoup de réalisme.
A la moitié du livre, l’auteure faite un récapitulatif des lieux découverts et explorés, comme on détaille une carte. La mise en scène réalisée pour faire ce récapitulatif est aussi subtilement choisie car elle permet de se remémorer la première partie du récit sans forcément montrer une carte ou autre dispositif de mémoire.
Au fil de la lecture, l’évidence de l’illustration choisie pour la couverture apparaît, de même que l’orientation prise par l’auteur pour les 3 prochains ouvrages.Je découvrirai avec plaisir les prochaines aventures du Sort et de la Lame et recommande cette lecture aux férus de Fantasy désireux de découvrir ce genre sous un angle légèrement différent, mais aussi à tout autre lecteur tant l’histoire est plaisante.Je remercie Christine Ledoux pour m’avoir proposé son ouvrage en lecture, pour m’avoir permis cet article. C’est vraiment un plaisir d’avoir pu faire sa connaissance.

Il marche comme le vent est disponible aux Editions du Net mais aussi sur le site d’Amazon.
Christine Ledoux est quant à elle joignable via son profil Twitter mais aussi sur Facebook sur le nom Il marche comme le vent.Bonne découverte, et bon dimanche !

 

La prophétie du manuscrit des Ombres, de Carole Theunis

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La prophétie du manuscrit des ombres est un roman jeunesse écrit par une auteure Varoise, professeure en lettres modernes, qui signe là son premier roman fantastique.

C’est dans le cadre d’un partenariat avec les éditions Les Presses du Midi que j’ai pu découvrir le travail de Carole Theunis.

Amateur du genre ou jeune lecteur y trouveront tous les ingrédients qui font les grands noms de la fantasy.
Un jeune garçon arraché  à son époque pour découvrir la quête dont il est l’élu, une pointe de magie, beaucoup de descriptions, les mots sont savamment choisis pour maintenir la curiosité en éveil.
Les chapitres sont courts et bien structurés de manière à ne jamais lasser. On y parle de magie bien sûr mais aussi de quêtes chevaleresques, des bonnes valeurs, et des premiers émois de deux
adolescents qui semblent ne pas s’embarrasser des époques différentes dont ils sont issus !

Merci à l’éditeur pour sa confiance dans ce partenariat, mais surtout à Carole Theunis pour la passion à écrire cette histoire. Cela s’est ressenti lors de la lecture …

 

Blood Song, de Anthony Ryan

Il y a certains soir ou patienter dans une file à la poste est plus plaisant que d’autres …
Et bien cette fois, la récompense ne s’est pas faite attendre … Dans une enveloppe matelassée m’attendait « Blood Song » autrement appelée La Voix du Sang, d’Anthony Ryan !

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LA révélation fantasy de l’année, selon Bragelonne et Babelio, que je remercie d’ores et déjà pour leur confiance et leur générosité.

La couverture de cette épreuve non corrigée reçue dans le cadre d’un masse critique est intriguante car tend plutôt à se rapprocher du genre vampire / bit-lit que de la fantasy pure. En vérifiant sur internet la couverture définitive, je pourrai découvrir que ce n’est pas du tout le cas et que la vraie couverture reprend tous les éléments d’un livre du genre.

700 pages, pour un premier roman, c’est un sacré pari. D’autant plus que j’ai entendu dire que cela ne serait que le premier tome d’une saga à venir.
Pas de temps à perdre, je termine Le Nom du Vent ( ca tombe bien puisque j’ai lu que Blood Song marcherait sur les traces de Patrick Rothfuss … ) et j’entame immédiatement ce premier volume.

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J’ai adoré la première partie, souvent étonnée par la qualité d’écriture d’Anthony Ryan. Je vous assure qu’il est difficile de penser que c’est un premier roman, même pour un lecteur féru de fantasy.

Si la trame de départ n’a rien d’original ( un jeune garçon, Vaelin, livré contre son gré à un ordre, par son propre père juste après le décès de sa mère ) on peut dire que la richesse des détails, de l’environnement, plantent bien le décor. Les personnages ne sont pas trop nombreux, bien qu’on y détaille les caractères de plusieurs compagnons et des maîtres du jeune apprenti cela n’est pas pesant, et permet d’entrer dans le rôle … La chronologie est bien respectée, et subtilement indiquée par les différentes épreuves qui attendent les élèves. Ce qui permet dans le même temps de sentir qu’ils prennent de la maturité.

Ensuite, je pense que j’ai décroché … un combat, ensuite un autre … mais je n’ai pas compris la transition qui a poussé Vaelin à se livrer à tant de combats, si ce n’est un mauvais choix, que je me garderai d’expliquer pour ne pas dévoiler des éléments clés du récit …

Je disais donc .. j’ai décroché, sans doute du fait que les combats ne m’ont pas semblés détaillés, l’auteur écrit la succession des coups portés mais sans y apporter l’action, et la vitesse nécessaire pour s’immerger dans la bataille. Les récits du genre plantent en général le décor en abordant les ressentis des acteurs, y apportant parfois une note d’angoisse par le temps qu’il fait ou par les couleurs des paysages … Rien de tout cela ici, les combats s’enchaînent, les amis combattent sans arrêt et les enjeux ne semblent ni les effrayer ni les satisfaire …

L’impression pour la suite est celle d’un fil conducteur brisé, et d’ajouts divers tels que l’aspect religieux, mystique qui a mon sens aurait pu être bien plus développé. Ces sujets ne sont pas amenés naturellement dans le récit mais imposés là, sans que l’on comprenne vraiment d’où est arrivée cette idée … soit … on se replonge dans la lecture et …ses batailles …

La toute dernière partie par contre a su récupérer momentanément mon attention. Une touche de romance, un retour sur l’aspect psychologique de la quête de Vaelin et un dénouement quant aux nombreux virages politiques du récit était la bienvenue pour terminer ce premier tome qui s’achève néanmoins sur une conclusion à multiples possibles … mais pas forcément logique …

J’ai eu l’impression à la fin de ma lecture que l’auteur a proposé à la maison d’édition un roman très travaillé, sans doute même depuis plusieurs années, qui comprenait le début et la fin mais que, Game of Thrones Mania oblige, on lui a imposé une volée de combats et de violences qu’il a ajouté sans en avoir visuellement décidé du contenu.

Je dois dire aussi que les espaces inter – situations, j’entends par là la manière de laisser un blanc entre un morceau de récit et un autre pour montrer que l’on est passé d’une scène à une autre, ou d’un point de vue à l’autre, n’est pas très marqué et parfois pas très à propos.
Un espacement plus conséquent ou une phrase supplémentaire pour faire la dissociation aurait été bienvenue.

Je pense qu’une dynamisation des combats avec un peu plus de mise en scène serait nécessaire, le potentiel de ce livre est énorme et aborde des thèmes très prometteurs et riches en possibilités qu’il est dommage de les laisser juste plantés la sans les lier les uns aux autres.

Pour conclure, un très bon roman, en effet assez proche de tous les connus du genre Fantasy tels que le nom du Vent, mais aussi Robin Hobb et les aventures de Fitz mais pas tout à fait à la hauteur de la description des éditions Bragelonne.

La Voix du Sang , sortie prévue le 18 juin 2014 aux éditions Bragelonne

ISBN : 978-2-35294-750-9

Prix public : 23€

Le Nom du Vent – Patrick Rothfuss

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Premier tome de la Chronique du tueur de roi, le nom du vent est l’oeuvre de l’américain Patrick Rothfuss.

Chronique du tueur de roi :

  1. Le Nom du Vent, Bragelonne, 2009.
  2. La Peur du Sage partie 1, Bragelonne, 2012.
  3. La peur du Sage partie 2, Bragelonne, 2012.
  4. The heart of Stone, à paraître en 2014.

Ce premier tome, comptant plus de 800 pages, plante le décor dans ce qui doit être les mémoire de Kvothe, le héros du roman.

 

Quatrième de couverture : 

J’ai libéré des princesses.

J’ai incendié la ville de Trebon.

J’ai suivi des pistes au clair de lune que personne n’oserait même évoquer.

J’ai conversé avec des dieux, aimé des femmes et écrit des chansons qui font pleurer les ménestrels.

J’ai été exclu de l’Université à un âge où l’on est encore trop jeune pour y entrer.

J’y étais allé pour apprendre la magie, celle dont on parle dans les histoires.

Je voulais apprendre le nom du vent.

Mon nom est Kvothe

Vous avez dû entendre parler de moi.

 

Mon Avis :

La couverture et cette brève introduction ont suffit à mettre le livre entre mes mains.

800 pages ?
Je dois reconnaître qu’au nombre des personnages ayant des interactions avec le héros, il n’aurait pu en enlever aucune !

L’écriture est simple, facile, mais ce n’est pas le genre de livre qu’on lit « par épisode » dans une salle d’attente ou parce qu’on a 5 minutes …

Certains me diront peut-être le contraire, mais moi je n’y suis pas parvenue.

Les acteurs sont nombreux, chaque détail est important car souvent réutilisé par la suite, et je trouve que les descriptions ne sont pas assez détaillées, ce qui n’aide pas pour se fondre dans l’histoire.
Par contre, les divers sentiments et impressions sont drôlement bien représentés, j’ai vraiment l’impression de vivre au rythme de Kvothe et de sa vie d’élève arcaniste !

Une fois le livre refermé, je reste sur un avis en demi-teinte. De la page 400 à la page 700 environ, je suis restée scotchée, complètement immergée dans l’histoire, et je m’attendais à un final explosif!

Cela n’a pas été du tout le cas, le roman est retombé comme un soufflet, pour se terminer le plus platement du monde, sans aucune énigme ou niche à curiosité pour donner aux lecteurs l’envie d’en connaître la suite. Bien dommage car au vu des volumes de cette trilogie, je trouvais logique de devoir passer par quelques longueurs, c’est typique dans ce genre de saga mais j’ai été déçue du final proposé.

Je lirai néanmoins le second tome, histoire de me faire une opinion un peu plus claire sur la manière dont l’auteur organise ses récits et qui sait … peut-être finalement me laisser surprendre?