Impressions lointaines, Elodie Agnesotti

impress

Voilà un moment que j’avais discuté avec Elodie Agnesotti, et qu’elle m’avait fait parvenir son livre sobrement libellé sous « poésie & photographie ».
En belle position dans ma bibliothèque, j’avais pourtant dû plusieurs fois repousser ma lecture, bien que la couverture amenant au voyage ainsi que le titre « impressions lointaines » m’intrigue.
Je souhaitais réserver à Impressions Lointaines un accueil et une attention digne d’un recueil de poésies.

Ce soir, il est venu à moi.

Au coin de flammes

Étrangères

J’ai assis mon silence

Et ma condescendance

Posé

La civilisation

Qui me sciait le dos

J’avais décidé de voyager avec lui, et j’ai savouré ce départ … pour les mots …

Je pourrais choisir de disserter sur les multiples possibles et contradictions de ces deux mots « impressions lointaines » mais sa signification s’impose à moi : les paysages m’ont fait voyager, avec leur auteure, puisqu’elle a elle-même réalisé chacun des magnifiques clichés du recueil.
A plusieurs reprises j’ai relu ces mots qui composent son histoire, je les ai scandés, pour mieux m’en imprégner, j’ai glissé le long des steppes, j’ai médité, senti le souffle du vent qui l’a portée, j’ai partagé ses intimes fragments de cœur qu’elle a semé au fil des poèmes qui peuplent les feuillets.

Une fois le livre refermé, j’ai dû prendre un moment pour reprendre le cycle trop rapide de la vie.
Ou étais-ce un moment de partage ? De recueillement ?
Un sentiment de sérénité et de calme m’avait envahi c’est évident, je revenais d’ailleurs …

Merci pour ce partage, pour ces vues, pour ces mots que vous maniez si bien, Elodie.
J’espère et vous souhaite sincèrement qu’au détour d’un chemin, le succès et la découverte d’Impressions Lointaines vous mènent au bout de vos rêves …

Impressions lointaines

ISBN 978-2-9550373-0-0

L’autre pays, Sébastien Berlendis

 

 

pays

 

 

Après l’agréable découverte qu’avait été « Une dernière fois la nuit«  (voir chronique ICI), c’est avec délectation que je me suis plongée dans les mots délicatement mélancoliques de Sébastien Berlendis.

Le registre de ce titre est légèrement différent, bien que certaines références rappellent « une dernière fois la nuit » : la maladie, la famille, les souvenirs d’enfance dans ce pays aimé, abandonné à contre cœur … Les amours aussi. ,Ici nous sommes baignés dans l’Italie d’antan, qu’il décrit avec autant d’amour et d’admiration que lorsqu’on évoque l’Être Aimé.

Ce thème étant pour moi un peu trop présent, n’ayant jamais visité l’Italie, je n’ai pas été transportée comme je l’avais été lors de ma précédente lecture. Les descriptions sont belles, glissées par petites touches permettant de laisser le lecteur se remémorer ses propres souvenirs grâce à ces évocations, mais n’a pas fait écho en moi, faute de souvenirs personnels justement.
Ceci dit, on y reconnait la « Plume Berlendis », il est donc aisé d’user d’empathie et de partager cet instant de spleen dont semble souffrir l’auteur, et on ne peut que le remercier d’avoir partagé avec tant de lecteurs un ressenti si personnel et intime.

Je suis sûre que les amoureux de l’Italie y retrouveront sans difficulté les paysages décrits avec tant de douceur et qui ne manqueront pas de ramener au jour leurs plus beaux souvenirs.

 

Merci à Libfly pour sa confiance et la découverte, à Sébastien Berlendis que je continuerai de suivre, ravie de pouvoir lire ses mots à nouveau, et aux éditions Stock pour leur générosité et leur confiance. Ravie d’avoir pu chroniquer ces deux ouvrages.

 

L’autre Pays est paru aux éditions Stock dans la collection « la forêt » en avril 2014.
C’est le second ouvrage de S.Berlendis, auteur et professeur de philosophie vivant à Lyon.

Pour en savoir plus, visitez son site à l’adresse : http://sebastienberlendis.blogspot.be/