Quelque(s) Part(s), Sarah Penfolds

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Je n’ai pas résisté à vous faire part de mon envie de vous faire partager l’originalité de sa maison d’édition A l’envers. Rappelez-vous, j’avais rédigé un billet de présentation une fois le livre reçu.

La finesse et la beauté de l’illustration dont chaque couverture a été peinte à la main rend la rencontre avec ce livre magique. En vous rendant sur le site des éditions A l’envers, vous découvrirez en vidéo la manière dont ont été créées les couvertures, ainsi que l’estampe, sublime et en édition limitée, du tirage de tête.

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« Etrangement, lorsqu’on arrive au but que l’on s’est bien souvent imposé, le but n’a plus de sens. La seule chose qui importait était le chemin. »

Dans ce roman-essai, Sarah Penfolds semble devoir écrire pour faire vivre ses amours. Inventés? Fantasmés? Vécus? Rompus? Ses amants se meuvent sous sa plume, elle en a le contrôle, écrire c’est les faire exister.

« j’ai envie d’écrire parce que c’est un besoin de création. Certains veulent des enfants, d’autres ont besoin d’écrire. alors je continue… »

Le sentiment qui me reste après ma lecture … un roman-essai ne se prête pas à la critique, car sa pensée et sa construction sont personnels. J’ai aimé, car certains faits ont en moi eu un écho. Je me suis retrouvée dans certains mécanismes, parfois aussi je me suis perdue, tout comme l’auteure qui nous fait partager le fil conducteur de ses pensées, quand celles-ci s’égarent.

Sarah Penfolds est d’un grand talent dans l’écriture, un joyaux dans l’écrin de papier des Editions A l’envers.

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L’autre pays, Sébastien Berlendis

 

 

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Après l’agréable découverte qu’avait été « Une dernière fois la nuit«  (voir chronique ICI), c’est avec délectation que je me suis plongée dans les mots délicatement mélancoliques de Sébastien Berlendis.

Le registre de ce titre est légèrement différent, bien que certaines références rappellent « une dernière fois la nuit » : la maladie, la famille, les souvenirs d’enfance dans ce pays aimé, abandonné à contre cœur … Les amours aussi. ,Ici nous sommes baignés dans l’Italie d’antan, qu’il décrit avec autant d’amour et d’admiration que lorsqu’on évoque l’Être Aimé.

Ce thème étant pour moi un peu trop présent, n’ayant jamais visité l’Italie, je n’ai pas été transportée comme je l’avais été lors de ma précédente lecture. Les descriptions sont belles, glissées par petites touches permettant de laisser le lecteur se remémorer ses propres souvenirs grâce à ces évocations, mais n’a pas fait écho en moi, faute de souvenirs personnels justement.
Ceci dit, on y reconnait la « Plume Berlendis », il est donc aisé d’user d’empathie et de partager cet instant de spleen dont semble souffrir l’auteur, et on ne peut que le remercier d’avoir partagé avec tant de lecteurs un ressenti si personnel et intime.

Je suis sûre que les amoureux de l’Italie y retrouveront sans difficulté les paysages décrits avec tant de douceur et qui ne manqueront pas de ramener au jour leurs plus beaux souvenirs.

 

Merci à Libfly pour sa confiance et la découverte, à Sébastien Berlendis que je continuerai de suivre, ravie de pouvoir lire ses mots à nouveau, et aux éditions Stock pour leur générosité et leur confiance. Ravie d’avoir pu chroniquer ces deux ouvrages.

 

L’autre Pays est paru aux éditions Stock dans la collection « la forêt » en avril 2014.
C’est le second ouvrage de S.Berlendis, auteur et professeur de philosophie vivant à Lyon.

Pour en savoir plus, visitez son site à l’adresse : http://sebastienberlendis.blogspot.be/

Le plus petit baiser jamais recensé, Mathias Malzieu

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Je ressors un peu déçue de cette lecture …
Bien sûr quand on a été conquise par les 3 premiers opus de ce « musiciencriveur » on attends beaucoup, on sait …
Amoureuse du style, de la spontanéité de Mathias Malzieu, j’ai fébrilement lu ce 4ème roman sans même en avoir lu le résumé, me souvenant des expériences passées et me rappelant de ne pas lire trop vite, de freiner mes yeux avide de mots, pour prolonger le plaisir et réduire le manque qui envahit chaque fois que je referme le livre …Est-ce moi qui ne suis pas dans le bon timing émotionnel, est-ce lui qui s’est un peu laissé déborder par la demande et le succès de la mécanique du cœur portée au cinéma ?
Je ne sais pas … Mais cette histoire d’amour invisible ne m’a pas marquée plus que ca.
C’est ainsi que ça marche en amour, pour que ça fonctionne il faut être deux … 
J’ai trouvé les métaphores tellement lourdes et improbables cette fois, ce n’est plus dans la subtilité, dans la beauté du croisement de mots improbables qui nous transportent d’émotion.
Comme une impression d’imposture, il y en a trop … beaucoup trop …
Je n’ai pas accroché non plus à a tournure du récit, et à cette fin finalement fort simpliste par rapport à ce que nous sert habituellement l’auteur.Nul besoin d’en dire plus, je suis déjà bien triste de devoir avouer ne pas avoir aimé un livre d’un auteur que pourtant j’ai toujours adoré.
Pour ceux qui souhaitent voir ou revoir la bande annonce du film de la mécanique du coeur c’est ici :

Les envies du mercredi #5

Bonjour !

En plein rush littéraire, je n’ai eu que peu de temps pour fouiner les sorties littéraires !
J’ai néanmoins trouvé certains petits trucs sympas …

Voici donc les livres qui me font envie cette semaine :

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7 Shades of Zombies, de Esteban Bogasi

Pourquoi ce choix?

   A moins que vous ayez vécu les dernière années dans une grotte ( et encore …) vous avez évidemment vu passer sous vos yeux les 50 shades of … ainsi que tous ses dérivés.
Et bien voici une variante, orienté zombie.

A tenter, ne fut-ce que pour l’originalité !

 

 

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Adultère, de Paulo Coelho.

Pourquoi ce choix?

   Il est évident que je ne peux passer à coté d’une sortie comme celle de Paulo Coelho, l’un de mes auteurs fétiches.
Adultère c’est une quête vers ce que tout le monde cherche :
l’amour, la passion … Vu par les yeux du philosophe, ce livre occupe une place de choix.
Ce jour sort également en poche « le manuscrit retrouvé« .

 

 

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Comment peut-on (encore) être une femme, de Caitlin Moran.

 

Pourquoi ce choix?

     Simplement parce que la couverture fait sourire, et pour le bandeau « un livre aussi drôle qu’intelligent : c’est un exploit » qui me promet une bonne lecture bourrée d’humour noir et de cynisme … J’achète !

 

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Kilodrame, de Jenny Parker.

 

Pourquoi ce choix?

   Une lecture typiquement féminine de premier abord, une chouette couverture ( oui moi je préfère les cupcakes aux vampires c’est comme ca 😉 ) et un 4eme de couv’ qui raconte l’histoire d’une fille comme vous, comme moi, avec sa gourmandise démesurée et son envie d’avoir un corps de rêve … Notre dilemme à toutes …

 

 

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Le fabuleux destin d’une vache qui ne voulait pas finir en steack haché, de David Safier.

 

Pourquoi ce choix?

 

Parce qu’oser sortir un titre avec une longueur pareille déjà, fallait oser ! Puis en allant un peu plus loin le résumé … Jamais vous n’auriez pensé à imaginer un destin fabuleux peuplé de rêves et de fées pour une vache si ?

« Mis à part l’infidélité de son taureau, Champion, Lolle, une vache laitière, mène une vie tranquille dans un pré du nord de l’Allemagne. Jusqu’au jour où elle apprend de la gueule de Giacomo, un chat errant qu’elle a sauvé de la noyade, que le fermier a décidé de vendre le troupeau de bovins pour régler ses dettes.
Afin d’éviter de finir entre deux tranches de pain, Lolle, maligne comme un singe, décide de s’enfuir avec ses amis pour rejoindre le pays où les vaches sont sacrées, l’Inde ! Mais Old Dog, le chien sanguinaire du fermier, a bien l’intention de les en empêcher et de croquer cette sacrée vache !
Débute alors pour Lolle et ses amis un périlleux voyage qui les conduit de l’autre côté de l’Atlantique, de New York à l’Ouest américain, territoire des bisons, jusqu’aux contreforts de l’Himalaya, dans l’antre du yéti… »

 

 

Voilà pour cette semaine 🙂

 

Une autre idée du bonheur, de Marc Levy

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Marc Levy c’est 15 romans, traduits en 49 langues, 30 millions de livres vendus dans le monde …

Comme tout le monde, il y a 14 ans de cela, je m’étais ruée, et j’avais adoré « Et si c’était vrai« .
Porté à l’écran en 2005 par Dreamworks, le best-seller, son style et l’art de mêler amour, amitié et une pointe de mystère et suspense a permis à l’auteur de se bâtir un lectorat fidèle lui valant le titre d’ auteur le plus lu dans le monde.

Pour voir la bande-annonce du film c’est ici.

Au fil des publications, je me suis lassée de la marque Levy. Le style me lasse, j’ai une impression de répétition, de formatage dans les trames de ses romans et je me détourne de ses derniers romans.

Et il y a quelques jours je me dis pourquoi pas … « une autre idée du bonheur » c’est quitte ou double de toute façon, je sais à quoi m’attendre, d’autant plus que le 4eme de couverture m’envoie déjà des images de Thelma et Louise plein les yeux …
2 femmes, aux Etats-Unis, en cavale dans une vieille oldsmobile … Et puis les détracteurs de l’auteur s’en donnent déjà à coeur joie annoncant le plagiat …

Peu importe, je débute la lecture et …et bien ca marche !

 

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Merci Marc Levy pour ce roman, pour cette belle histoire qui m’a fait traverser les Etats-Unis !
J’ai respiré la poussière de la Road 30, j’ai senti l’odeur du bacon dont le gras frissonne sur les grills des dinners, j’ai roulé sous la chaleur, les cheveux au vent dans la décapotable et écouté les récits fougueux, mais aussi parfois mélancoliques d’Agatha.
Je me suis prise d’amitié pour cette fugitive, pour ses anciens amis aussi … et puis pour Millie, trentenaire calme et rangée qui atterrit contre son gré dans cette ex-taularde en quête de son passé et de ce que la vie ne lui a pas offert.
Cette rencontre fortuite entre 2 personnes que tout oppose tant par leur caractère que par leur vécu et qui finalement n’ont peut-être pas tant de différences que ca …

J’ai voyagé, j’ai fait des découvertes, sur l’humain, sur les à priori, sur l’histoire aussi.Celle de la ségrégation, de cette violente tranche de l’histoire dont on parle peu, de l’Amérique des 60-70’s et de ses mauvais cotés.
Sur ces révoltes de jeunes américains face à la corruption et à l’absurdité de la violence envers les minorités.
Dans ce roman, que j’ai trouvé fort documenté mais pas allourdi par les éléments historiques, Marc Levy fait un pied de nez à ceux qui le classent d’écrivain de romans de plage, et c’est très subtilement mené. J’ai particulièrement aimé la manière dont il place lui même l’analogie de la situation avec le film Thelma et Louise dans le roman, dit par les personnages, tant il était certain qu’on ne le raterait pas.

En plus du coté culturel, les descriptions de l’environnement permettent une immersion quasi magique, il est vraiment rare que d’une séance de lecture à une autre je garde cette impression de maîtriser le décor intact, et ici aucun doute, à chaque ouverture du roman, c’était un avion qui se posait aux US pour me permettre de retrouver mes personnages…
J’ai d’ailleurs découvert chacun d’eux avec plaisir, et curiosité, mais sans jugement, c’est aussi un coté bénéfique de cette lecture c’est qu’elle permet de ne pas se permettre d’a priori, quel que soit le personnage et ses actions.
Les descriptions et les implications des personnages dont est parsemé ce road trip sont bien décrites, et permettent une représentation très aisée de chaque protagoniste dans l’histoire et les liens entre passé et présent.

Marc Levy mets également le doigt sur un phénomène très contemporain qui est la surveillance électronique, la dérive est immense pour quelqu’un qui n’a pas eu de conatct avec la société pendant les 30 dernières années !
Imaginez qu’il y a à peine 30 ans on se battait pour la liberté de tous, et qu’aujourd’hui tout est tracé pisté, enregistré, pour le bien de tous nous dit on … mais la question soulevée grâce au credo et au décalage que représente Agatha donne à réfléchir.

Une autre idée du bonheur, c’est une belle remise en question, évidemment on y parle d’amour, et d’amitié, de l’importance des liens du sang mais aussi de la nécessité de faire ce que l’on veut dans sa vie, de se donner les moyens, de vibrer … d’aimer !

Nul doute que je lirai le prochain Marc Levy !

Les envies du mercredi #4

Beaucoup de sorties littéraires toutes plus alléchantes les unes que les autres cette semaine.

J’ai vraiment beaucoup de mal à faire un choix, et surtout à rester concise et raisonnable dans ma sélection.

Voici donc mes envies de ce mercredi :

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Le vent en parle encore, de Michel Jean

 

Pourquoi ce choix?

La couverture, et ce foulard rouge ondulant au vent, me rappelle le film « Au-delà de nos rêves » que j’avais vraiment adoré. Ensuite l’histoire de ces 3 adolescents, arrachés à leur famille et dépossédé de toute identité m’intrigue …

Pour revoir la bande-annonce du film : ICI

ILS SORTENT AUJOURD HUI

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La femme infidèle, de Philippe Vilain

 

Pourquoi ce choix?

L’infidélité vécue du côté de l’homme, un mari qui décide de faire « comme si » alors qu’il apprends par hasard que sa femme à un amant … et qui choisit contre toute attente de ne rien dire, et d’observer …

Peu habituel, parce qu’on nous relate souvent les aventures des femmes trompées, alors que finalement, cela se produit aussi à l’inverse, et qu’il était bon d’en parler.

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L’immeuble des femmes qui ont renoncé aux hommes, de Lambert Karine

 

Pourquoi ce choix?

Un roman qui relate avec humour les déboires et réflexions d’une communauté de femmes qui « ne veulent plus rien entendre des hommes » me laisse entrevoir un bon moment de détente et de rires alors Hop ! dans ma PAL.

 

 

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Le maître du temps, de Louise Cooper

 

Pourquoi ce choix?

Nouvelle publication des Editions Bragelonne, ce livre est sur les rayons des libraires canadiens depuis 2006. Un roman fantastique qui nous emmène sur la voie de la remise en question du bien et du mal, avec une pointe de magie, il n’en fallait pas plus pour attiser ma curiosité.

 

 

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Vers la liberté, de Mahtob Mahmoody

 

Pourquoi ce choix?

Vous vous souvenez du témoignage « jamais sans ma fille » adaptée ensuite au cinéma en 1991 par le réalisateur Brian Gilbert ?

Et bien voici l’histoire du point de vue de sa fille justement … L’occasion sans doute de me replonger dans la lecture du bestseller mondial de Betty Mahmoody, pour ensuite mieux comprendre Vers la liberté.

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Il est de retour, de Timur Vermes

 

Pourquoi ce choix?

Lecture très actuelle, puisqu’en Belgique les élections approchent et que, un peu comme partout, l’extrême droite fait une percée considérable.
La couverture très graphique et épurée est éloquente, et le thème assez original.
Et si Hitler se réveillait de nos jours quelque part et découvrait ce que l’Europe est devenue ?
Et s’il était prêt à terminer ce qu’il a entamé il y a 60 ans de cela ?

 

 

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Addiction, de Blake Nelson

 

Pourquoi ce choix?

Maddie, patiente d’un centre de désintoxication, tombe amoureuse d’un autre patient, également en cure de désintox. Sur fond de romance, c’est un saut dans l’univers torturé des victimes d’addictions qui nous est proposé ici. Il est question, comme pour beaucoup d’entre eux, de lutter contre ses démons pour survivre, mais aussi du risque de « replonger » face à l’influence de leur entourage parfois plus fragile.

 

 

Les envies du mercredi #2

Bonjour !

Cette semaine, une sélection un peu moins étoffée que la dernière.. Eh oui, on ne peut pas découvrir des tas de pépites toutes les semaines, et puis j’avoue aussi que j’ai eu très peu de temps pour fureter parmis les nouveautés sorties …

Voici donc les livres qui me font envie cette semaine :

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Du temps de cerveau disponible – E. Urien & M. Causse.

Pourquoi ce choix?

   L’idée que l’on puisse utiliser le cerveau humain pour le transformer en gigantesque boîte aux lettres pleine de publicité, lui implanter directement dans le cerveau les lignes directrices de sa conduite, inconsciemment orienter ses achats, ses envies, le rendre dépendant … Fiction ? Anticipation ?
Juste parce que j’aime de temps en temps me rappeler la réalité du monde, et le danger de ses dérives.

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Sans télé, on ressent davantage le froid. – T.Lecocq.

Pourquoi ce choix?

   Le titre, déjà, qui intrigue … La présentation, fraîche, légère. Présage un bon moment de détente.
Lecture teintée d’humour en vue !

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Premier appel du Paradis. – M. Albom.

Pourquoi ce choix?

     Un village des Etats-Unis. Des appels mystérieux sont reçus par les habitants. Une rumeur court … Ils viendraient de l’au-delà ? De l’art de la communication avec les personnes décédées, de la croyance ….
J’avais récemment découvert Mitch Albom grâce au Passeur du Temps, dont j’avais fait la chronique là-bas, c’est dont en toute confiance et avec une pointe d’impatience que je lirai, une fois acheté, Premier appel du Paradis …

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Coeur de Pierre. – S. Gauthier.

Pourquoi ce choix?

Le résumé me rappelle les magnifiques histoires de Mathias Malzieu dont la célèbre Mécanique du Coeur a été mise en mouvement et adaptée au cinéma l’hiver dernier.
Note pour moi même : penser à voir ce film ! (la bande annonce ici)

Le jour où la petite fille au cœur d’artichaut rencontre le garçon au cœur de pierre, elle tombe éperdument amoureuse de lui. Dès lors, elle lui offre chaque jour une feuille de son cœur que chaque jour celui-ci rejette plus méchamment. Le cœur de la petite fille se rétrécit et bientôt elle perd sa joie de vivre. Visiblement, le garçon au cœur de pierre ne semble pas du tout prêt à se laisser aimer…

Voilà pour cette semaine 🙂

Et vous ? De quelles lectures avez-vous envie ce mercredi ?