Une larme de rhum dans le thé, Yolaine von Barczy

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S’éteint-on forcément avec l’âge ? Rien n’est moins sûr. À condition de savoir parfois faire resurgir le croustillant du passé.

Les vieilles dames de ces nouvelles ont toutes délicieusement flirté avec les limites. C’est ce qui les rend si lumineuses. Tour à tour malicieuses, courageuses ou amoureuses, elles nous offrent ce qu’elles ont de plus secret et de plus humain : un soupçon d’indignité.

Yolaine von Barczy, 45 ans, est directrice des ressources humaines et passionnée par les rapports humains. Elle a participé à beaucoup de concours de nouvelles dont certaines ont été primées.

Second ouvrage issu de mon récent partenariat avec les Editions Baudelaire, Une larme de rhum dans le thé bouscule un peu les idées préconçues que l’on ne manque jamais de se faire sur les autres.
Dans ces douze nouvelles, l’auteure nous présente, de façon très intimiste, des personnes qui ont parfois eu un lourd secret à porter.

Certaines nouvelles surprennent, d’autres choquent, ou attristent.
Une larme de rhum dans le thé c’est le parcours de vie de gens qui ont, à un moment, flirté avec les limites de l’indigne, de l’impensable.

J’ai aimé ces mises en situation qui selon moi posent un regard sur les a priori, les conclusions que l’on tire souvent très vite, au jugement d’une personne sans connaître son vécu, ses valeurs.

Et si le temps d’une lecture ont vous mettait face à ces préjugés?
Laissez-vous surprendre…

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Les fantômes de Port-Winston, Michel Giard & Patrick Bousquet-Schneeweis

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Destinée à la jeunesse, cette collection, qui comporte plusieurs exemplaires (Voir liste complète ici) relate sous forme de nouvelles l’histoire de la France dans sa lutte contre les troupes allemandes lors de la Seconde Guerre Mondiale.

La nouvelle, d’une cinquantaine de page, démarre par une mise en scène très douce mais très prenante aussi afin d’amener le lecteur à se plonger dans le passé.

Bien qu’il s’agisse d’une œuvre de fiction, de nombreux faits historiques viennent étayer le roman, des renvois à une documentation très complète mais jamais inutile complètent la partie nouvelle.

J’ai aimé la manière dont l’auteur amène le récit, un carnet, découvert par une femme, 50 ans passé après la guerre. A la lecture de celui-ci, elle revit les faits.

Dans le sixième volume, c’est la participation au cinquantenaire du débarquement qui ravivera l’étincelle du souvenir dans les yeux d’un vétéran …

Les illustrations sont attirantes, les titres accrocheurs, et la petite taille des ouvrages permettent une lecture rapide et aisée.

Le vocabulaire est simple mais pas vulgarisé à outrance, les mots choisis sont adaptés aux faits, qui d’ailleurs ne sont pas édulcorés. L’enfant, ou sans doute plutôt l’ado qui lira cette collection, aura conscience de la cruauté et de la violence des évènements.

C’est une collection qui trouve sa place dans toute bibliothèque, qui pourra aussi appuyer les cours d’histoire ou même à des fins de lecture plaisir, et pas que pour les plus jeunes.

Merci à Michel Giard pour sa confiance, et pour m’avoir fait parvenir « Les fantômes de Port-Winston » que j’ai vraiment apprécié, ainsi que « go ! Geronimo ! ».

Errances Parisiennes, Collectif d’auteurs

errancesEn ouvrant Errances Parisiennes, vous plongerez non seulement dans un excellent moment de lecture, mais vous prendrez également le train du souvenir, de la découverte du passé, des arts sous différentes formes. Vous vous promènerez dans l’univers onirique de cinq auteurs de talent, tous passionnés de Paris et des merveilles que la Ville Lumière offre à qui sait les prendre.

Ce recueil de nouvelles  aborde avec beaucoup d’originalité le thème de l’art, sous ses multiples formes.
Au travers des figures légendaires du vieux Paris, chaque histoire nous fait connaître une facette artistique et la naissance de sa notoriété.
La mise en situation est très bien réalisée, ce qui n’est pas toujours évident sur une petite quantité de pages. J’ai voyagé dans le temps et dans Paris, j’ai ressenti les dangers des petits protégés de Camélia, je me suis prise d’amitié pour elle, j’ai découvert Doisneau et ses photographies magnifiques, et je dois dire que l’idée de la mise en scène de l’appareil photo est très originale et inattendue.

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Je suis sortie heureuse et légère de cette lecture, que je vous recommande vivement, même si vous n’êtes pas friands de nouvelles.

Merci à Edilivre pour m’avoir permis cette découverte, et pour sa confiance.