Impressions lointaines, Elodie Agnesotti

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Voilà un moment que j’avais discuté avec Elodie Agnesotti, et qu’elle m’avait fait parvenir son livre sobrement libellé sous « poésie & photographie ».
En belle position dans ma bibliothèque, j’avais pourtant dû plusieurs fois repousser ma lecture, bien que la couverture amenant au voyage ainsi que le titre « impressions lointaines » m’intrigue.
Je souhaitais réserver à Impressions Lointaines un accueil et une attention digne d’un recueil de poésies.

Ce soir, il est venu à moi.

Au coin de flammes

Étrangères

J’ai assis mon silence

Et ma condescendance

Posé

La civilisation

Qui me sciait le dos

J’avais décidé de voyager avec lui, et j’ai savouré ce départ … pour les mots …

Je pourrais choisir de disserter sur les multiples possibles et contradictions de ces deux mots « impressions lointaines » mais sa signification s’impose à moi : les paysages m’ont fait voyager, avec leur auteure, puisqu’elle a elle-même réalisé chacun des magnifiques clichés du recueil.
A plusieurs reprises j’ai relu ces mots qui composent son histoire, je les ai scandés, pour mieux m’en imprégner, j’ai glissé le long des steppes, j’ai médité, senti le souffle du vent qui l’a portée, j’ai partagé ses intimes fragments de cœur qu’elle a semé au fil des poèmes qui peuplent les feuillets.

Une fois le livre refermé, j’ai dû prendre un moment pour reprendre le cycle trop rapide de la vie.
Ou étais-ce un moment de partage ? De recueillement ?
Un sentiment de sérénité et de calme m’avait envahi c’est évident, je revenais d’ailleurs …

Merci pour ce partage, pour ces vues, pour ces mots que vous maniez si bien, Elodie.
J’espère et vous souhaite sincèrement qu’au détour d’un chemin, le succès et la découverte d’Impressions Lointaines vous mènent au bout de vos rêves …

Impressions lointaines

ISBN 978-2-9550373-0-0

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Petites réceptions nocturnes

Voilà 2 belles surprises qui m’attendaient dans la boite aux lettres ce soir !

Après une journée difficile et un examen, ces deux livres sont la note positive de la journée.

Impressions Lointaines de Elodie Agnesotti

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Des steppes mongoles jusqu’aux sommets de Chine, Impressions Lointaines nous invite à découvrir toutes sortes d’ailleurs. Ceux visités par l’auteur et ceux à l’intérieur, tout aussi grands et uniques.

Elodie Agnesotti s’approprie les paysages du monde pour nous livrer une cartographie poétique de ses questionnements intérieurs.

C’est ainsi que, dans ce recueil, la poésie des yeux rencontre les images du cœur, dans un voyage qui ne s’achève jamais vraiment.

L’histoire de cette auteure à cela de particulier qu’elle est à l’origine des photos prises dans ce recueil de poésie et de photographies. C’est elle également qui en a écrit les poèmes et elle est auto-éditée.
Je peux déjà sans me tromper dire que ce roman est la consécration d’un souhait, d’un rêve et peut-être aussi, qu’elle a concrétisé de A à Z.
Invitation au voyage, ce livre a donc traversé la frontière pour arriver jusque chez moi…

[à suivre…]

Deuxième surprise fut cet envoi des éditions d’Ores et Déjà avec le premier roman de Vincent Guédon :

Ce qu’on attends de moi …

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Synopsis : un homme fait le récit d’une prise d’otage. Il ne s’agit pas d’une banque, c’est une agence pour l’emploi. Un matin, armé d’une fausse arme, il entre dans l’agence et prend en otage ses employés, son directeur. Que veut-il? De l’argent? Du travail? Non. Il veut prendre la parole …

Entre dramaturgie et fait divers, l’écrivain s’empare du réel, de l’accident de parcours et de la chute, et lentement, érige l’effondrement.

Ce partenariat est aussi intéressant qu’intriguant, j’ai hâte de découvrir la plume de ce nouvel auteur, déjà collaborateur du journal L’impossible.

[à suivre …]

L’autre pays, Sébastien Berlendis

 

 

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Après l’agréable découverte qu’avait été « Une dernière fois la nuit«  (voir chronique ICI), c’est avec délectation que je me suis plongée dans les mots délicatement mélancoliques de Sébastien Berlendis.

Le registre de ce titre est légèrement différent, bien que certaines références rappellent « une dernière fois la nuit » : la maladie, la famille, les souvenirs d’enfance dans ce pays aimé, abandonné à contre cœur … Les amours aussi. ,Ici nous sommes baignés dans l’Italie d’antan, qu’il décrit avec autant d’amour et d’admiration que lorsqu’on évoque l’Être Aimé.

Ce thème étant pour moi un peu trop présent, n’ayant jamais visité l’Italie, je n’ai pas été transportée comme je l’avais été lors de ma précédente lecture. Les descriptions sont belles, glissées par petites touches permettant de laisser le lecteur se remémorer ses propres souvenirs grâce à ces évocations, mais n’a pas fait écho en moi, faute de souvenirs personnels justement.
Ceci dit, on y reconnait la « Plume Berlendis », il est donc aisé d’user d’empathie et de partager cet instant de spleen dont semble souffrir l’auteur, et on ne peut que le remercier d’avoir partagé avec tant de lecteurs un ressenti si personnel et intime.

Je suis sûre que les amoureux de l’Italie y retrouveront sans difficulté les paysages décrits avec tant de douceur et qui ne manqueront pas de ramener au jour leurs plus beaux souvenirs.

 

Merci à Libfly pour sa confiance et la découverte, à Sébastien Berlendis que je continuerai de suivre, ravie de pouvoir lire ses mots à nouveau, et aux éditions Stock pour leur générosité et leur confiance. Ravie d’avoir pu chroniquer ces deux ouvrages.

 

L’autre Pays est paru aux éditions Stock dans la collection « la forêt » en avril 2014.
C’est le second ouvrage de S.Berlendis, auteur et professeur de philosophie vivant à Lyon.

Pour en savoir plus, visitez son site à l’adresse : http://sebastienberlendis.blogspot.be/

Une dernière fois la nuit, Sébastien Berlendis

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« Une dernière fois la nuit » est le premier récit de Sébastien Berlendis, l’ouvrage est sobre, très petit aussi, environ 90 pages.
90 c’est le triple de la durée que la vie a offert à cet homme qui s’en remémore une dernière fois les saveurs, seul, au 10 rue de la résistance … dans cet ancien sanatorium qui vit là ces dernières heures …

Je m’isole à mon tour pour en partager les fragments de vie, inconsciemment je sais déjà que cette lecture ne me laissera pas sans empreinte.

Dans les premières pages, il est écrit que la mémoire de l’homme s’effiloche … J’en suis donc le fil délicat, presque cassant, avec respect et douceur … je savoure chacun de ses mots, et quelques phrases plus loin je me surprends à en chuchoter certaines, comme pour mieux m’en imprégner, et c’est la révélation … Ce récit est à respirer plutôt qu’à lire

A la manière dont on prendrait une vieille pile de photos jaunies, pêle-mêle, l’homme décrit ce qu’il voit, en phrases courtes et saccadées, bribes de sensations ressenties face à tant de moment passés à lutter contre le mal qui le ronge.
Des paysages de montagnes d’Italie, qu’il décrit avec une poésie délicate, de son premier Amour, partie bien avant lui, des détails d’une vie qui s’annonçait merveilleuse mais qu’on a trop vite repris …

Je fais l’impasse sur nombre de détails mais au final, cela n’a que peu d’importance, ce livre est poignant, tellement doux et dur à la fois … L’écriture si particulière qui nous serre la poitrine, au fil des mots si bien choisis … Comme pour mieux faire ressentir cette oppression au lecteur …

C’était un merveilleux moment de lecture, je remercie Libfly et les éditions Stock pour m’avoir permis cette découverte qui fait sans conteste partie des meilleurs.