Quelque(s) Part(s), Sarah Penfolds

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Je n’ai pas résisté à vous faire part de mon envie de vous faire partager l’originalité de sa maison d’édition A l’envers. Rappelez-vous, j’avais rédigé un billet de présentation une fois le livre reçu.

La finesse et la beauté de l’illustration dont chaque couverture a été peinte à la main rend la rencontre avec ce livre magique. En vous rendant sur le site des éditions A l’envers, vous découvrirez en vidéo la manière dont ont été créées les couvertures, ainsi que l’estampe, sublime et en édition limitée, du tirage de tête.

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« Etrangement, lorsqu’on arrive au but que l’on s’est bien souvent imposé, le but n’a plus de sens. La seule chose qui importait était le chemin. »

Dans ce roman-essai, Sarah Penfolds semble devoir écrire pour faire vivre ses amours. Inventés? Fantasmés? Vécus? Rompus? Ses amants se meuvent sous sa plume, elle en a le contrôle, écrire c’est les faire exister.

« j’ai envie d’écrire parce que c’est un besoin de création. Certains veulent des enfants, d’autres ont besoin d’écrire. alors je continue… »

Le sentiment qui me reste après ma lecture … un roman-essai ne se prête pas à la critique, car sa pensée et sa construction sont personnels. J’ai aimé, car certains faits ont en moi eu un écho. Je me suis retrouvée dans certains mécanismes, parfois aussi je me suis perdue, tout comme l’auteure qui nous fait partager le fil conducteur de ses pensées, quand celles-ci s’égarent.

Sarah Penfolds est d’un grand talent dans l’écriture, un joyaux dans l’écrin de papier des Editions A l’envers.

Laudanum, Virginie Begaudeau

Tic, tac, tic, tac …

C’est aujourd’hui la sortie de Laudanum, de Virginie Begaudeau, paru aux éditions Books on Demand.

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« Ils atteignaient leur objectif, je le sentais, éradiquant la trace de l’insanité qui n’était, en fait, que ton ombre. Je ne prévoyais plus de m’en tirer, tu sais, j’attendais seulement de m’étourdir la nuit tombée. De m’étouffer d’une dose trop belle de laudanum. »

1903, Moïra est mise en exil pour avoir choisi de croire en un rêve censuré. Suite aux troublants événements qui ont accompagné son enfance, elle se retrouve entre les murs de Beauregard, unie à Noé, liée aux mensonges obscurs de son foyer et enchaînée à cet homme venu de nulle part.

Sa rencontre avec Claire Bach, jeune psychiatre en devenir, changera définitivement sa vision du monde, la protégeant des insensés qui l’anéantissent.

Un roman singulièrement aliénant sur le chemin détourné d’une jeune fille qui tente, par tous les moyens, de sauver sa réalité.

Pour le découvrir en images, c’est par ici :

Et pour vous le procurer, c’est par ici !

D’ores et déjà beaucoup de succès à Virginie Bégaudeau pour ce nouvel opus … et à très bientôt pour ma chronique…

Rouge novembre, de Pierre Guyaut-Genon

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Avant de se consacrer à l’écriture, l’auteur a joui d’une carrière médiatique de 40 années, à la RTBF, avec une prédilection pour classic 21.
Il est également l’auteur de 10 romans, de pièces de théâtre, et a collaboré à l’écriture de one man show.

[ Présentation de l’auteur sur rtbf.be ]

Avec Rouge Novembre, il amène un regard percutant et teinté d’humour sur les tueries du Brabant, qui, pour mémoire, secouèrent la Belgique il y a une trentaine d’années, et n’ont d’ailleurs jamais été élucidées !

Ce roman fait partie de la collection roman, des éditions Méhari.

Reconnaissable à sa couverture en noir et blanc, l’illustration de ce roman se prête plus à la thématique, contrairement au précédent ouvrage que j’avais pu découvrir de cet éditeur. (Salle d’attente, de Marc Varence).

Haletant ! C’est le moindre des qualificatifs que je réserve à ce roman ! J’ai tout bonnement adoré !

Je ne suis pas friande de polar, mais dans ce cas, j’en redemande !

La richesse de l’information, la précision dans la narration des faits jusque dans les moindres détails, les ambiances, les rythmes qui s’accélèrent au rythme des casses qui s’enchaînent, Rouge Novembre se lit à toute allure …
A plusieurs reprises, je me suis demandée comment il était possible de décrire les meurtres avec tant de réalisme, après tout comme l’auteur le fait remarquer, cela aurait pu arriver … ? Et parfois je me demande si justement, ça aurait pu arriver.
J’ai été impressionnée par la mécanique mise en place par ces tueurs professionnels, écœurée par la puissance et la profondeur de leur réseau, jusque dans les arcanes de la justice !

Et la police … perdue, qui se fait balader d’un coté à l’autre de la Belgique sans comprendre ce qui lui arrive …

Un roman d’une grande qualité, d’écriture, et d’information, bien sûr romancée, mais qui éveille la curiosité de ceux qui, comme moi, connaissaient peu l’histoire et donc chercheront probablement plus amples détails.

IRIS – 1 – Le Sourire 34, Dee L. Aniballe

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Dee L. Anniballe est une jeune auteure française éditée chez Bookelis. Je l’ai rencontrée via Twitter, nous avons discuté, et suite à cette discussion elle a gentiment proposé de me faire parvenir les deux premiers tomes de sa saga.

Je tiens à souligner la générosité dont elle a fait preuve, et la sympathie aussi que j’ai ressenti lors de nos échanges.
Fascinée par les pierres et les cristaux, Iris était un roman pour moi !

La couverture peut sembler étrange, car si la 4eme de couverture nous amène à penser que la lecture s’oriente vers un registre fantastique, la couverture fait plus penser à l’horreur ou au thriller, surtout pour un public  « young adult ».
Passé ce détail, me voici happée par l’histoire …

Que savez-vous des cristaux ? C’est une étrange aventure… découvrir que l’un d’eux tissera votre destin. Une simple pierre ? Non. Derrière, il y a une ombre qui vous dépasse. Une entité supérieure qui connaît chacune de vos pensées, et dont la puissance insondable devient vôtre. Mais prenez garde… car la frontière entre pouvoir et folie est mince. Un simple pas, et on bascule. On bascule, et après ? Après, on ne peut plus revenir…

J’ai dévoré ce premier tome ! Je me suis vraiment attachée aux personnages et à leurs destins. Le talent d’écriture est impressionnant quand on pense que l’auteure a écrit le premier tome à 21 ans !  Les recherches ont du être nombreuses sur l’aspect des pierres et de leurs pouvoirs, la retranscription en est précise et c’est très appréciable.
La structure de l’histoire est également très travaillée car de nombreux fils conducteurs sont manipulés avec finesse et talent. Le lecteur est promené d’un aspect à l’autre du récit, voyageant selon plusieurs points de vue et niveaux, le tout sans jamais avoir l’impression d’être perdu. Un pari audacieux pour un premier roman.

Je vous recommande la découverte de ce roman pour la qualité de son histoire, l’originalité de son thème, mais surtout pour le talent et l’audace de Dee L. Aniballe.
Les personnages sont attachants, plutôt nombreux sans que l’on se sente perdu devant leur nombre et leur fonction dans l’histoire. L’auteure les décrit de manière à permettre que chacun puisse être ancré.
Il y a une belle liaison entre le côté sombre et le coté clair, illustré par les adolescents.
Il est très difficile de résumer ce premier tome sans rien dévoiler, mais l’utilisation des cristaux est vraiment bien amenée et intégrée à l’histoire qui est, elle, plutôt fantastique.

J’ai vraiment hâte de commencer le 2eme tome, dès que possible, pour venir ensuite vous écrire mon avis final.

Chasse à l’épaulard, Williams Exbrayat

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Dans Chasse à l’épaulard, nous retrouvons pour la seconde fois Maddog, détective douteux au vocabulaire cru et au à l’humour déjanté, sur les traces cette fois du mari de son ex-femme, subitement disparu dans la nature …

Ce court-roman de 68 pages est édité par StoryLab, fidèle au concept un roman en 1h ou presque », a reçu le prix des lecteurs du livre numérique 2014 et se classe dans la catégorie roman policier.

Après lecture, je dois bien dire que l’intrigue policière et le suspense ne sont pas vraiment présent. Ce qui m’a plus c’est la manière complètement décalée dont l’auteur écrit. J’ai immédiatement fait un parallèle avec l’illustre Frédéric Dard et son personnage de San-Antonio et du coup, je me suis bien amusée à suivre Maddog.
Vous l’aurez compris, ce livre n’est pas pour les puristes du polar mais plutôt pour les lecteurs recherchant un bon moment de détente.

Connaissez-vous les Editions A l’Envers ?

Je ne résiste pas à vous partager un coup de coeur pour une maison d’édition suisse découverte ce matin …

http://editions-alenvers.ch/

Visuellement, le site est superbe, sobre, et plutôt renversant, si je peux me permettre le jeu de mots …

Voici un extrait de leur site, ou ils expliquent leur ligne éditoriale :

NOTRE PHILOSOPHIE

Nous aimons les livres, les vrais.
Ceux qui se transmettent de mains en mains pour leur beauté et leurs contenus surprenants. Ces ouvrages qui offrent un point de vue non-ordinaire sur le monde et livrent une vision souvent inconnue de celui-ci. Sous le chapeau des Éditions À l’Envers, nous avons choisi d’éditer selon nos coups de coeur; un texte, des poèmes, une série de photographies ou un carnet de croquis ou de gravures. Produits en série ou en tirage limité par nos soins dans notre atelier taille-douce, nos livres s’inventent au fil des projets. Nous avons pour ligne directrice de ne pas en avoir et de faire les chose à l’envers.

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Subjugée par leur originalité, et par la beauté des oeuvres qu’ils proposent, j’aurai prochainement l’occasion de découvrir et par la suite de vous faire découvrir la chronique de l’auteure PENFOLDS SARAH et son livre intitulé Quelque(s) part(s).Cliquez ici pour en découvrir le trailer en vidéo : Trailer et un extrait téléchargeable en pdf : PAR LA.

Bonne pré-découverte, et à bientôt pour la suite …

Confessions d’un automate mangeur d’opium, Fabrice Colin & Mathieu Gaborit

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Fascinée par l’univers steampunk et ses pendants (cinématographiques, vestimentaires, etc … ) voilà des mois que je lorgnais sur les différents livres de cet univers sans avoir jamais l’occasion de m’y plonger.
Il est vrai que depuis peu, l’intérêt du public pour ce genre de livre qualifié de « pour jeunes adultes » a replacé le steampunk sur les rayons des libraires et ce pour mon plus grand plaisir.

J’ai choisi Confessions d’un automate mangeur d’opium car il est un des plus célèbres au niveau français et aussi l’un des premiers. Les auteurs l’ayant écrit en étant persuadé qu’il n’en existait aucun avant le leur !

La couverture est superbe, la tranche, illuminée par les dorures, la mise en page, tout jusqu’à l’illustration qui invite à regarder par la fenêtre du Paris de l’exposition universelle, tout invite au voyage … Et bien sans me faire prier, je prends l’aérocab et plonge dans le passé …

Si l’histoire est un tantinet simpliste, la plume n’en est pas moins divertissante.
Margo, actrice de renom, apprends le décès de sa meilleure amie par accident dans des conditions étranges. Elle ne croit pas une seconde à la thèse de l’accident et décide de mener l’enquête, accompagnée de son frère, aliéniste et chercheur.
Cette quête va les amener dans des sphères qu’il n’est pas toujours bon de fréquenter, et ils mettront bien des fois leur vie en jeu. Il semble que le secret ne soit pas si facile à percer.

Comme je le disais, l’histoire est simpliste et aurait mérité un peu plus de profondeur, peut-être même un deuxième tome, ou une refonte car le livre est très volumineux et certains passages un peu longuets. Ceci étant, c’est un très bon moment de divertissement, et un point d’entrée accessible pour les personnes désireuses de découvrir l’univers steampunk.